Stage Aïkido Ringenkaï 19/09

L’inscription au stage nécessite l’envoi du formulaire ci-dessous, au moins 7 jours avant. Les débutants peuvent accéder au stage si accord du senseï.

Prochaine date : 19 septembre 2021

Thème du stage : 1ère, 2ème et 3ème formes

Horaire : 15h30 à 19h30

Ouverture des portes : 15h15. Les portes sont fermées au début du stage à 15h30. Si vous arrivez après la fermeture des portes, faites le tour et frappez à la porte de secours du dojo. Nous vous ouvrirons.

Règlement du stage : 30 euros à régler avant de monter sur le tatami.

Pour l’apprentissage des arts martiaux, la régularité est une obligation pour son propre progrès et un devoir vis-à-vis du professeur.En vous inscrivant, vous acceptez implicitement de suivre nos conseils pour le web stage et nos règles de dojo.

Demande d’inscription au prochain stage

Accès aux cours et passe sanitaire

L’accès aux cours est conditionné à partir du 30 septembre 2021 à la présentation du passe sanitaire pour les enfants de 12 ans. Cela implique en toute logique que les enfants qui auront 12 ans durant la saison 2021-2022 devront posséder le passe sanitaire. L’accès aux cours suivra l’évolution des directives gouvernementales.

L’accès à l’Espace Sorano nécessitera le passe sanitaire et le port du masque sauf pendant la pratique des activités sportives.

Merci de votre compréhension.

Rentrée

Nous reprenons :

  • à Vincennes le vendredi 10 septembre pour les adultes et le samedi 11 pour les enfants et les adolescents
  • à Saint-Brice sous Forêt le dimanche 19 septembre pour les adultes
  • sur le web le mardi 14 septembre

Pour la saison passée, je remercie mes élèves qui ont su être présents et réguliers malgré les difficultés exceptionnelles dues à la pandémie. Parce que les Arts Martiaux d’Orient cultivent le meilleur de nous-mêmes dans les plus grandes épreuves, nous avons su puiser dans l’enseignement de nos maîtres pour faire face et progresser.

Pour la saison qui vient, je réaffirme ma volonté de faire au mieux, de tirer le meilleur profit de nos épreuves et d’en faire notre miel.

Retrouvez-nous aux :

  • Journée des Association à Vincennes : samedi 4 septembre
  • Forum des Associations à Saint-Brice sous Forêt : dimanche 12 septembre

À très bientôt.

Cours web de reprise

Cours web les mardi 3, 10, 17 août et vendredi 3 septembre 2021. Réservés aux élèves de l’école.

URL : https://meet.jit.si/courswebreprise

Mot de passe : demander au senseï

Horaire : 20h-21h30

Contenu : Taïso-Kenjutsu-Aïkido Ringenkaï. Préparation de l’année qui vient, dégagement des thèmes d’étude.

Participation : 20 euros déductibles du forfait annuel

Demande d’inscription

Neige, soleil et sabre

Le 14e Yama Keiko a eu lieu du 11 au 17 juillet 2021. Cette année encore, la magie a opéré : la montagne, le sabre, l’énergie, la beauté, l’effort. La recette est simple. Il faut tremper le pratiquant dans l’exigence du sabre de Musashi, le confronter à l’excellence requise et laisser infuser. Chaque jour, je devais arrêter mes élèves qui sinon accumulaient les heures sans compter. À six, je disais « Stop, il faut en garder pour demain. » Certains grappillaient quelques minutes supplémentaires.

Cette édition a été celle de la correction. Nous sommes partis de ce que fait l’élève et nous avons corrigé, sachant que l’erreur de l’un est partagée par tous à des degrés divers. Il y eut une pratique quantitative et une seconde qualitative. La quantitative garantissait que ce que l’élève savait faire, il finissait par le faire mieux. La qualitative assurait que ce qu’il ignorait, il parvenait à l’imaginer, à le ressentir puis le reproduire. La première s’adressant au connu, la deuxième à l’inconnu.

Au terme de la semaine entière passée à étudier le sabre de Musashi, au dojo, au dojo extérieur, au bord du Lac d’Aumar (l’eau comme une mer) ou sur la prairie du Rioumajou, sous 30° ou sous les rafales de neige (à 2400m nous avons fait 1h30 de keiko), nous sommes revenus chargés d’une énergie renouvelée.

Toucher l’Olympe

Le stage de kenjutsu est terminé et je m’accorde quelque repos, enfin, presque. Ce matin tôt, nous sommes partis faire le Pic d’Estaragne, estimé à 2h30 de montée et 2h de descente. Par un temps légèrement couvert, nous avons pris le chemin à droite du pont et longé le ruisseau entre herbe et rochers. Ma femme file devant au cliquetis des bâtons de marche qu’elle cherche à me refiler, vu la peine que j’ai à réchauffer mes muscles encore raides des exercices de la veille. Mon orgueil me pousse à rejeter l’offre pourtant généreuse… et espiègle. Les premiers raidillons se présentent cachant le suivant toujours plus pentu. De rochers en éboulis, jouant à saute-ruisseau, nous grimpons inexorablement, nous arrêtant pour contempler un paysage de plus en plus minéral, où le ciel prend une part plus vaste à chaque pas.

Cela fait longtemps que nous n’avions pas pris le chemin des cimes, tout occupés à construire nos dojos et donner les cours. Avec la pandémie, les grands espaces se sont encore plus éloignés. Mais au cœur de l’incertain, nous avons maintenu l’entraînement, l’effort, la discipline. Ce matin donc, nous avons posé le pied devant l’autre, chaque fois plus haut. Avec étonnement, parvenus au sommet, nous avons constaté que nous avions gagné 30mn sur l’horaire affiché. La montée du pic en 2h à peine avait un goût de victoire alors que nous pensions avoir joué les escargots. Parvenir au sommet sachant nos efforts au long de l’année ! Ayant rejeté les doutes et les tentations de paresse et de report, le moment où nous touchons la cime nous livre un goût merveilleux, celui d’accéder au fruit de la volonté, aux espaces sans limite où l’aigle est roi.

Au loin, le Mont Perdu, plus près le Pic Long et son vestige de névé, à gauche le Pic du Campbieil et à droite le Pic Méchant, en fond le Pic du Midi de Bigorre et l’Arbizon, en bas le Lac de Cap de Long et son barrage et collé au Pic de la Munia les cirques de Troumouse et de Barroude, un panorama autrefois familier s’offre de nouveau à nous.

Au Japon, aujourd’hui s’ouvrent les Jeux Olympiques. Malgré les disputes et les controverses, fêtons ensemble un amour de l’effort consenti, bien dirigé, universellement partagé. Ouvrons-nous aux grands espaces et retrouvons-nous.

J’ai monté le Nikon F2, pas le plus léger… mais un des plus beaux. Pour les photos prises ci-dessus, voir avec l’Espiègle 😉 À la descente, l’Espiègle a calculé 1h26 au lieu de 2h. Pas mal !

Inter-saison

Nous entamons la dernière semaine de l’année, une année très spéciale, où nous sommes restés éloignés du dojo, où le dojo s’est déplacé sur internet. Nous retrouvant régulièrement malgré les obstacles, nous avons maintenu l’esprit du Tanren « pratiquer mille jours, dix mille jours. »

Cette semaine, nous disons au revoir aux condisciples, je dis au revoir à mes élèves. L’été, les stages sur les coteaux de la Corrèze et sur les flancs de montagne nous attendent pour un effort plus intense, pour un véritable dépaysement de la pratique. Collines et ruisseaux, rochers et torrents, les éléments de Mère Nature fortifieront nos corps et nos esprits.

Ce temps de transition est aussi un moment de réflexion sur la récolte de nos efforts accomplis seul et ensemble. Il est ce mûrissement qui permet d’aborder avec sérénité la suite. Savourons les derniers instants de l’année qui se termine et revoyons-nous dans nos dojos de montagne et de coteau.

Manners maketh man

L’étiquette du dojo définit une atmosphère propice à l’étude. Elle promeut l’attitude juste comme reflet d’une pensée juste, cause d’un acte juste. Elle est la récolte de toutes les leçons apprises d’erreurs et d’échecs, tous durement éprouvés par les générations passées. Elle donne au dojo ce parfum spécifique que dégage l’excellence, celle d’un juste comportement.

La vidéo qui suit est un aide-mémoire bien utile, même si nous devons l’adapter à notre propre dojo.

Voir aussi les règles de notre dojo. L’attitude juste est mesurée, adaptée à la situation, sans excès ni défaut.

Continuité de l’enseignement

Je viens de lire l’article du Monde : « Les confinements ont nettement réduit les capacités physiques et intellectuelles des enfants. » Ce rapport d’une étude alarmante confirme mon intuition et la raison pour laquelle j’ai maintenu les cours durant l’année passée, même les jours fériés, même pendant les vacances.

Je ne voulais pas abandonner les enfants, les adolescents et les adultes. Ils ont répondu « Présent ». C’était important pour eux, pour moi et pour les maîtres du passé qui ont persévéré dans des temps non moins difficiles.

Revenir au dojo, nous le devons à nos dons, aux dons reçus et cultivés, aux défauts qui nous sont propres et qui attendent notre attention, notre effort, le dépassement de nos limites.

Tanren, « pratiquer mille et dix mille jours », commence par aujourd’hui, maintenant et demain, au prochain cours.

Retrouvons le dojo, retrouvons-nous.